Login

Première sortie de l'année

Written by Boris Baldassari. Posted in Voyage

Un beau weekend de printemps : c'est l'occasion de sortir le Yakacémé, le faire tourner un peu et nous entraîner aux écluses. Dérouiller tout le monde, en quelque sorte.

Nous partons le Dimanche sous un beau soleil, avec Aby (sur l'Anicolas) et quelques amis. Quel début bucolique, n'est-ce pas ? Mais pas pour tout le monde : la terrienne ne dérouille rien du tout car c'est une première fois...

En approchant de la première écluse, on se demande comment une si grande chose (le bateau) peut rentrer dans une si petite chose (l'écluse). Notre Cap'tain, très serieux et concentré, passe la première écluse avec 30cm de chaque côté. Et quand, enfin, la proue est passée, la terrienne recommence à respirer car sa gorge était si serrée que pas un son ni une molecule d'oxygène n'y passaient.

Chose serieuse, les cordes. Et les bollards, et les barres de fiche... la machette juste à côté des cordes.... Ok, je vous explique : les cordes servent à amarrer le bateau dans l'écluse. Sans les cordes, le bateau risque de heurter les murs (verts et gluants à cause des algues). Les bollards (jamais au bon endroit) sont là pour attacher les cordes (non, on n'attache pas les cordes aux portes). Les barres de fiche sont de grosses tiges metalliques où l'on peut attacher une corde (pourquoi fiche ? on se demande). Et dernièrement, la machette. Longue, coupante, menaçante (surtout si on fait une betîse), la machette est là pour couper les cordes. Quoi ? En fait, il peut arriver que la corde se bloque, et le bateau en descente dans l'écluse se retrouve pendu comme un jambon sec par la corde. Avec des réflexes de Superman, le moussaillon est censé couper la coupable corde en question avant que le jambon ne soit cuit. Et voila, les cordes, les bollards, les barres et la machette.

IMG 2371 reduc

Et ouf. Première écluse franchie et sept autres qui nous attendent. On entend le bruit du moteur, l'eau qui frappe la coque, les oiseaux et les grenouilles. Le paysage se déroule sur un tapis vert et sous une canapé de bleu. La terrienne est éblouie par les sensations de mouvement lent propulsé par le moteur d'une puissance de 130 chevaux. Et juste au moment où la serenité s'installe - une autre écluse surgit dans le chemin liquide et, hop! Man (woman) the ropes! La sérenité s'évapore, la gorge recommence à serrer, on prend la corde, on vise le bollard, on lance et... raté ! La 100ème écluse sera la bonne...